Tout savoir sur l’insémination animale

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Tout savoir sur l’insémination animale 2018-02-27T10:46:39+00:00

L’histoire de l’Insémination Animale en France

La France est un pays précurseur dans l’utilisation de l’Insémination Animale (IA) comme mode de reproduction et de sélection à part entière dans l’espèce caprine.

Les premières IA chez la chèvre ont été pratiquées en 1954, en semence fraîche, sur chaleurs naturelles. À partir de 1985 cette technique de reproduction se développe à grande échelle.

Evolution du nombre d’inséminations caprines en France

Evolution du nombre d’inséminations caprines en France
Capgènes, INRA-UEICP (archives) – Droits réservés

Un long travail de mise au point des méthodes de cryoconservation de la semence de bouc, et des méthodes d’induction-synchronisation des chaleurs ont été nécessaires.

L’IA s’est développée en relation avec la mise en place du schéma d’amélioration génétique et son extension. Associée aux traitements progestatifs, elle a contribué à l’étalement des périodes de mises bas et donc celles de la production laitière, comme le réclamaient les industriels de la filière caprine.

Les dates clés

  • 1954 : Premières IA en semence fraîche sur chaleurs naturelles

  • 1965 : Début des traitements hormonaux pour induction de l’oestrus et de l’ovulation

  • 1968 : Premières IA en semence congelée

  • 1984 : Passage de 2 IA à 1 IA par femelle pendant l’oestrus

  • 1985 : Remplacement du traitement progestatif long par le traitement progestatif court

  • 1991 : Diminution du nombre de spermatozoïdes par paillette de 250 à 100 millions

  • 1995 : Mise en place du traitement photopériodique en Centre de Production de Semences pour une collecte toute l’année

  • 1999 : Harmonisation du moment d’insémination à 43h après la fin du traitement hormonal d’induction pour les races Alpine et Saanen

La technique utilisée actuellement en insémination caprine est le fruit de plusieurs études et expérimentations pour rendre le protocole de plus en plus efficace.

Les bons résultats à l’IA dépendent de 3 étapes :

  • Le choix des chèvres à mettre à l’insémination

  • Le respect du protocole d’insémination

  • L’organisation du chantier d’IA et le suivi

Des semences aux qualités exceptionnelles

Les semences congelées produites par Capgènes apportent de nombreuses garanties et avantages  aux utilisateurs.

Elles sont issues d’un testage fiable

Capgènes propose des semences pour l’insémination éprouvées par un contrôle sur descendance rigoureux :

  • 200 inséminations par boucs en testage

  • un minimum de 30 filles contrôlées par mâles

  • des index calculés avec un BLUP Modèle Animal

Ces semences sont issues des meilleurs reproducteurs, c’est à dire des 40 boucs agréés chaque année pour l’insémination.

Ces mâles de haute valeur génétique bénéficient de toutes les garanties apportées par le Schéma national collectif.

Elles offrent la sécurité sanitaire. En effet, les boucs agréés pour l’insémination sont contrôlés par le Laboratoire National de Contrôle des Reproducteurs.

La station de Capgènes satisfait à toutes les conditions zootechniques et sanitaires exigées par la réglementation communautaire européenne et française.

Les garanties sanitaires exigées pour l’agrément des boucs utilisés en insémination nécessitent des contrôles à tous les niveaux :

  • dans le cheptel de provenance du bouc et de la mère

  • en station de quarantaine

  • en centre de collecte de semences

Les semences ont été collectées sur des boucs contrôlés et indemnes de tuberculose, brucellose, fièvre Q, Chlamydiose, CAEV, paratuberculose et d’infection génitale.

Le protocole de cryoconservation mis au point par l’INRA garantit un grand pouvoir fécondant des doses d’insémination après décongélation. Il permet d’atteindre un taux de fertilité de 65 % en moyenne sur l’ensemble des troupeaux français.

L’insémination en chiffres

Depuis 1984, l’insémination caprine connaît une progression constante. La campagne 2011 a été marquée par une diminution de l’activité (-5,8 %), après le pic de 2010. Cette baisse est essentiellement due au contexte économique actuel, entraînant des difficultés financières dans les élevages.

En 2011 ce sont près de 77 500 inséminations qui ont été mises en place par les associés coopérateurs de Capgènes. Cela concernait 1 015 élevages, en majorité adhérents du Contrôle Laitier Officiel, dont la plus grande partie était adhérente de Capgènes (70 % des éleveurs utilisateurs de l’IA adhérents du CLO, participent au contrat Capgènes)

60 % des inséminations concernaient la race Alpine, contre 40 % pour la race Saanen. La répartition des inséminations sur la campagne fait apparaître une forte activité à contre saison avant le 15 juin (36 %) et après le 1er août (51 %), le reste étant réalisé sur la période intermédiaire.

En revanche, le nombre moyen de chèvres inséminées par troupeau est en augmentation, pour atteindre 75 en 2011. Le nombre de chèvres par lot a lui aussi progressé : 64 vs 60 en 2010.

Les inséminations permettent aux éleveurs utilisateurs de faire progresser plus rapidement leur élevage. Ils bénéficient ainsi des avantages sanitaires, économiques et techniques des semences produites par Capgènes.

Les 10 bonnes raisons de choisir les semences de boucs améliorateurs

Les semences congelées produites par Capgenes présentent de nombreuses garanties sanitaires apportées par les contrôles réalisés dans le cadre de la législation sanitaire en vigueur pour les Centres de Production de Semences.

L’insémination évite l’introduction de reproducteurs extérieurs, mâles ou femelles et vous prémunit ainsi contre les risques “d’importation” de risque sanitaire dans votre troupeau. De plus l’IA évite la diffusion d’éventuelles pathologies ou de contaminations bactériennes ou virales liées aux saillies successives de plusieurs femelles par un même mâle.

Les boucs améliorateurs sont nés d’accouplements entre reproducteurs de très haut niveau génétique, choisis dans une base de sélection de 170 000 femelles. Les boucs améliorateurs présentés sur le catalogue d’insémination constituent ainsi les meilleurs mâles de France.

L’insémination en semences congelées permet d’accéder à une variété de souches de mâles beaucoup plus étendue que celle que l’on peut trouver dans un élevage en saillie naturelle.

Le niveau génétique des semences d’insémination présentées sur le catalogue a été largement éprouvé par un testage en ferme rigoureux qui permet d’avoir en moyenne 70 à 80 filles contrôlées dans différents élevages par mâle testé. Les index des mâles améliorateurs sont donc d’une grande fiabilité.

Lorsque vous pratiquez l’insémination vous bénéficiez automatiquement de l’appui de votre inséminateur et/ou de votre contrôleur laitier. Ils vous apportent tous les conseils indispensables à la conduite d’une bonne reproduction.

En améliorant le niveau génétique du troupeau, vous améliorez le potentiel de production des chèvres. Ainsi, pour une même ration alimentaire, elles produiront un lait de meilleure Qualité, en plus grande Quantité. Vous améliorez ainsi la marge brute dégagée par chèvre.

L’augmentation du niveau génétique du troupeau permis par l’utilisation des semences de boucs améliorateurs se traduit par une amélioration des performances du troupeau, tant sur la Qualité que sur la Quantité de lait produit par chèvre.

La conduite en lots liée à l’utilisation de l’insémination permet de mieux organiser le travail. Elle permet d’adapter plus précisément les apports alimentaires en fonction des besoins des animaux aux différents stades de lactation et de regrouper les mises bas sur des périodes plus courtes et plus précises.

Capgenes produit chaque année 150 000 à 180 000 doses d’insémination en semences congelées. Lorsque les boucs améliorateurs sont publiés au catalogue, ils ont constitué un stock de semences permettant de répondre largement à la demande. Ces semences de haut niveau génétique sont ainsi disponibles immédiatement.

Le catalogue d’insémination mis à jour tous les ans propose une large gamme de semences permettant de répondre aux attentes de chacun. Avec 35 à 40 boucs de chaque race, on y trouve des mâles plutôt laitiers, d’autres mieux indexés sur les taux, ou encore des mâles intermédiaires pour chaque caractère de production. De plus les index laitiers sont complétés par les index morphologiques donnant de précieuses indications pour corriger les défauts de morphologie fonctionnelle des femelles reproductrices.

Pour avoir plus de renseignements sur l’utilisation de l’insémination dans votre élevage, contactez la coopérative de votre secteur.